Nos questions à Gwenaelle

You are currently viewing Nos questions à Gwenaelle

 

Comment devient-on directrice d’un domaine comme Cicé-Blossac ?

 

Par passion et travail !!!  Au départ je voulais être guide interprète mais -suite à un stage que m’avait offert ma grand-mère- j’ai eu un vrai coup de foudre pour les métiers liés à l’hôtellerie et j’ai occupé des emplois dans plusieurs hôtels en commençant en réception y compris de nuit. Mon goût pour les contacts humains m’a conduite à évoluer vers l’action commerciale. J’ai tout de suite su que c’était ma voie et je me suis investie avec passion dans ce métier. J’ai gravi les échelons et un jour on m’a proposé d’intégrer l’équipe du domaine de Cicé -Blossac. C’était en 2008. Le domaine était alors dirigé par les Irlandais.

A l’époque, seule la nature était magnifique, l’hôtel était en construction et la gestion en déshérence.  J’avais été recrutée pour le lancer et j’ai, dans l’attente de sa réalisation, dû m’occuper de l’accueil au golf et du développement des séminaires. Puis, Yvon Cardinal a acquis le domaine et placé un directeur, me confiant un poste d’adjointe. J’ai dû faire mes preuves puisqu’il m’a finalement nommée comme directrice. Tout de suite j’ai eu le sentiment profond que ma place était ici. Aujourd’hui ça fait 15 ans et je suis toujours heureuse d’être là, je mesure la chance que j’ai chaque jour de travailler dans ce cadre entourée d’Yvon Cardinal et de mon équipe.

C’est quoi l’équipe du domaine aujourd’hui ?

Nous avons une équipe de 60 salariés reconnus pour leur professionnalisme, répartis entre la gestion, la restauration, les services d’hôtellerie, le spa, l’action commerciale. Nous pourrions avoir une équipe un peu plus étoffée s’il n’y avait pas une telle difficulté aujourd’hui à recruter. Ceci étant, en ce début 2024, la crise qui s’annonce nous incite à la prudence.

Comment analysez-vous la synergie entre le domaine, le club et l’AS ?

Chaque partie bénéficie de l’expertise des autres. Pour le domaine, c’est l’attrait d’un club de golf et de l’animation que génèrent les compétitions sportives. Pour le club c’est l’avantage d’être intégré dans une entité hôtelière 4 étoiles et l’apport de l’AS pour améliorer son attractivité et renforcer sa pérennité. Enfin, pour l’AS c’est le soutien de la structure du club de Cicé pour assurer notamment la promotion des jeunes et organiser ses compétitions. C’est aussi le bénéfice de l’apport de services de la part du domaine, assurés, contrairement à d’autres golfs, tout au long de la journée.

Cette symbiose et l’attractivité de l’ensemble du site qui en découle est beaucoup plus ressentie par les golfeurs extérieurs qui ne disposent pas des mêmes services dans leurs propres clubs.

Peut-il y avoir des hiatus à cette idyllique description ?

Ça peut arriver, c’est notamment le cas pour la restauration, les golfeurs ayant des besoins très différents de ceux de la plus grande partie de notre clientèle. Or, il ne nous est pas possible de dédier une partie de la brigade du restaurant à une restauration plus légère, plus irrégulière en termes d’horaires et surtout imprévisible en termes de fréquentation. Une bonne partie des golfeurs habitent à proximité et rentrent chez eux ou mangent un sandwich au gré de leurs horaires de parcours.

Créer une équipe dédiée serait un non-sens économique et risquerait de compromettre un équilibre déjà fragile. Nous assurons des prestations pour l’AS au gré des événements organisés et je pense que pour l’essentiel elles sont appréciées. Par ailleurs, nous allons renforcer le service paillote avec le retour des beaux jours.

Chacun doit comprendre aussi que nous sommes une structure 4 étoiles avec les charges correspondantes à ce label et qu’il y a forcément un impact sur les prix que nous pouvons pratiquer, c’est d’autant plus vrai aujourd’hui avec les hausses de prix de la matière première et de l’énergie.

Le stationnement est parfois aussi une source de discorde ?

C’est vrai, compte tenu des besoins, la capacité du parking à l’entrée du domaine est insuffisante et il n’y aucune possibilité de l’agrandir en raison des contraintes du PLU et du caractère inondable d’une partie de la zone. Là encore, j’en appelle au bon sens, il faut penser à utiliser le parking situé le long du trou N° 18 et ne pas hésiter à occuper les places libres de l’hôtel. Le foisonnement est possible en raison des horaires décalés entre les clients de l’hôtel, les golfeurs et les séminaires.

Si vous aviez une conclusion, que serait-elle ?

 La synergie que nous venons d’évoquer au bénéfice de nos clientèles respectives est dépendante des moyens mis à disposition par le club, l’AS et nous-mêmes. Mais elle doit aussi beaucoup à la parfaite entente que Romain Foulquier, Nicolas Martin et moi-même entretenons depuis des années. Nous avons les mêmes objectifs du bien commun et sommes conscients de la part que chacun doit prendre pour la réussite commune. C’est la clé de la réussite.